Des systèmes de protection et d’assistance inappropriés qui créent des stades multiples de violence envers les enfants et conduisent filles et garçons à des situations de conflit avec la loi.
Une majorité écrasante des enfants inclus dans les systèmes de justice pénale ne devraient pas s’y trouver.
Une grande majorité des mineurs privés de liberté n’ont pas été convaincus de crime et sont encore en attente de jugement.
Les utilisations abusives et inappropriées de la détention ainsi que le manque d’alternatives font peser des risques de violence sur de nombreux garçons et filles.
Emprisonner des enfants pour des infractions mineures dessert leurs chances de devenir des adultes productifs et à même d’assumer un rôle constructif au sein de la société.
La majorité des enfants en conflit avec la loi sont des garçons mais garçons comme filles sont victimes de violations de leurs droits.
Les réponses attendues:
Mener une politique de prévention, par des mesures d’assistance et de protection adaptées aux difficultés rencontrées par les jeunes, pour éviter que ceux-ci ne se retrouvent en conflit avec la loi.
S’assurer que les stratégies de prévention, les mesures de diversion et de protection prennent en compte le genre, c’est-à-dire à la fois la sur - représentation des garçons dans le système judiciaire et les problèmes spécifiques aux filles, dus à/ conséquences de leur sous - représentation.
Ne pas criminaliser/ pénaliser les infractions liées au statut de la personne (école buissonnière, fugue, consommation d’alcool, etc) et les comportements de survie (la mendicité, l’errance, le vagabondage), le fait d’être victime d’abus sexuel et d’exploitation, les comportements antisociaux.
Valoriser un recours prioritaire aux peines alternatives en réponse aux infractions et limiter le recours au système formel de justice pénale des mineurs aux crimes graves ou avec violence.
Développer des systèmes de justice restaurative/réparatrice à la fois inclusifs, centrés sur l’intérêt supérieur de l’enfant et conformes aux standards internationaux.
Etablir la responsabilité et mettre fin à l’impunité des auteurs de violence envers garçons et filles par le biais de mécanismes efficaces et transparents d’enquête, de plainte, de contrôle et de réparation/ indemnisation.