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Travail d'équipe La réforme d’un système judiciaire doit prendre en compte les relations des enfants avec les nombreux services qui composent le système de justice pour mineurs:
1. Professionnels: la coopération intersectorielle est essentielle. Le "système" de justice pour mineurs est en réalité composé de multiples systèmes imbriqués les uns dans les autres. Les enfants passent par des processus, des institutions et devant le personnel de différents départements gouvernementaux, agences et organisations comme la police, la protection sociale, le pouvoir judiciaire, les avocats, des maisons d'arrêt, la prison ou d’autres institutions. Bien que l'on suppose que ces systèmes collaborent étroitement, il s’avère en réalité que chaque secteur a son mandat propre, son autorité budgétaire, ses règlements, son conseil d'administration et son ordre du jour politique. La réforme policière et législative, la sensibilisation et la formation doivent impliquer la collaboration et l'échange d'informations entre tous les services impliqués dans la justice pour mineurs. 2. Coopération internationale: il y a un besoin urgent d’améliorer la gestion du réseau et le partage d'informations au niveau international, afin d’exploiter la richesse des expériences et des bonnes pratiques qui existent dans le monde, et d’empêcher le gaspillage de temps et de ressources. Il est à espérer que ce site Internet, nourri par l'échange actif d'informations entre ses utilisateurs, contribuera à ce processus. 3. Médias et opinion publique: - Les enfants en conflit avec la loi sont souvent victimes de stéréotypes négatifs et c’est l’un des facteurs qui influence le plus fortement leur traitement dans le système de justice pour mineurs: il obscurcit l'individualité des garçons et des filles et mène à des réponses souvent toutes faites et inappropriées de la part du système judiciaire. - Les idées fausses concernant les enfants en conflit avec la loi sont souvent basées sur le manque de statistiques objectives et précises sur la délinquance juvénile. Ce manque de données est en raison dû au manque d'infrastructure, d’instruction, au manque de méthodes systématisées de collecte de données, à la catégorisation incohérente des délits et à la manipulation politique des statistiques. En outre, les statistiques omettent souvent de distinguer les délits de leur gravité. - Les médias peuvent alimenter la crainte publique et la condamnation d'enfants en conflit avec la loi au travers de reportages imprécis, peu représentatifs et à sensation. Cette crainte publique retentit directement sur la politique locale et nationale, alimentant des pratiques politiques discriminatoires, répressives et punitives. - La réforme du système judiciaire doit défier les attitudes négatives, généralisées, stéréotypées envers les enfants en conflit avec la loi à travers la sensibilisation, l'enseignement public et la participation des enfants dans la prise de décision. - Voir l'espace "Médias" du site internet pour des conseils aux médias concernant le traitement de questions relatives à la justice pour mineurs. - Des ressources et outils supplémentaires sont disponibles dans la section "Documents et formation" du site internet, sous la rubrique Changements dans l’attitude de l’opinion publique.
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Le Groupe aimerait remercier Terre des hommes-aide à l’enfance et UNICEF pour avoir financé ce site |
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